La joie est à moi.

[Introduction au Carnet du voyage intérieur]

    J‘avais 15 ans quand j’ai reçu une météorite sur la tête. Le genre de météorite qui te laisse des séquelles énormes et qui t’empêche de te relever… parfois à tout jamais.

Allongée sur mon lit je me demandais pourquoi cela m’arrivait. Personne de mon âge n’était orphelin et je me sentais dans une situation d’injustice. Car même si je n’étais pas pauvre matériellement, j’étais pauvre d’amour. Face à ce genre de situation on te sort la phrase magique « il faut faire avec ». Je crois que dire « il faut faire sans » serait un peu plus juste.

J’avais besoin d’un miracle et je ne l’ai pas eu. J’avais besoin d’un guide pour combattre ce malheur et retrouver ce fichu bonheur.

Dès qu’on me disait que le bonheur est une chose simple et que je pouvais être heureuse je n’y croyais pas. Tant que la souffrance habiterai mon coeur, le bonheur n’y trouverai pas sa place. J’ai donc voulu combattre cette souffrance, l’éliminer, l’oublier. Mais comment oublier qu’on a un couteau planté dans notre chair, quand le simple quotidien fait remuer ce couteau dans la plaie ?

Puis j’ai réalisé que la souffrance puise sa source dans le passé et le futur, avec les choses qui se sont passées d’une part et les projets inachevés d’autre part.

Le bonheur, à l’inverse, se trouve dans le présent. Dans la spontanéité, les rires, la beauté de la Nature. Et mille autres choses d’ailleurs. Alors j’ai vite appris à ne plus regarder les choses avec un oeil du passé. Je ne suis pas une machine à remonter le temps après tout, donc je n’ai rien à faire dans les souvenirs.

Je pouvais ainsi m’émerveiller devant des choses simples. Je n’avais plus besoin de plus. Certes, ce vide qui m’habitait n’était pas rempli de bonheur, puisque ce vide résultait d’une douleur. Mais désomais il était rempli de paix. J’ai fini par comprendre que l’on perd son temps en voulant se battre contre les choses que l’on ne peut changer. C’est comme vouloir éteindre des cendres pour annuler un incendie : c’est stupide.

Certaines personnes vivent leur vie entière sans jamais être heureuse ; ressassant sans cesse leur passé ou culpabilisant sur des choses inachevées. Certaines personnes pensent que la mort est un soulagement. En réalité c’est la mort de ton mental, ce mental qui dicte ta vie et tes préjugés envers les autres, qui est un soulagement. C’est le fait de savoir s’arrêter de penser pour admirer la beauté omniprésente. C’est le fait d’arrêter de mettre des étiquettes aux autres et à nous-même.

J’avais besoin d’un miracle, et je l’ai eu. J’ai eu la révélation que tout est un miracle ; que le bonheur est à la portée de tous.

Et quand j’avais 15 ans, j’aurai aimé savoir que le bonheur vit aux battements de mon coeur.

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PS : il vous reste une semaine pour participer au concours (tout est détaillé dans ce post). ♡

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